• Erwan Hernot

Pour un “vis ma vie” efficace


Même si la formule plaît, apprendre d’un “vis ma vie” n’est pas évident. Voici quelques précautions avant de lancer la formule dans votre entreprise.

  1. Ne pas se laisser prendre au piège de l’empathie facile. N’importe qui terminera un “vis ma vie” en disant “je comprends mieux pourquoi ….”. Cette ouverture ne suffit pas. Pour apprendre, vous devez “muscler” la formule avec les conseils suivants.

  2. Démarrer le voyage (c’en est un) par un briefing entre le visiteur et son “visité”. Donner des repères et légender les moments de la journée : ce qu’on va y faire est moins important que pourquoi on le fait. Le visiteur n’apprendra pas les subtilités d’un métier en une ou quelques journée. En revanche, il en retiendra le sens.

  3. Durant ce briefing de démarrage, le visiteur laisse parler son visité. Pas d’interruptions, pas de débat. Il note les points clé et réserve son questionnement pour plus tard.

  4. Durant la journée, l’émotion de la proximité aura tendance à atténuer son sens critique. Comment le préserver pour mieux apprendre ?  En se posant les questions “Qu’est-ce qu’on me dit ?” et  “Pourquoi on me dit cela ?” “Sur quelles croyances, quelles règles s’appuie ce métier pour exister ?”

  5. Le débriefing est le second point clé car visiteur et visité apprennent alors énormément. Le visiteur structure son débriefing en 3 parties “Ce que tu m’as dit et ce que j’ai vu”, “Ce que je retiens et ce que j’apprends de ça”, “Ma propre perspective de ta fonction, ton métier”.

  6. Dernier point, le “vis ma vie” n’a pas pour objectif de tomber d’accord mais de comprendre la position de l’autre, de savoir “d’où il parle” pour collaborer plus intelligemment ensuite.


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