Incertitudes, risques et faux pilotage
Cette page s’inscrit dans l’ensemble « Piloter un projet complexe ».
Quand le pilotage cherche à réduire l’incertitude au lieu de la travailler.
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Le problème tel qu’il se pose
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Les projets complexes sont caractérisés par un niveau élevé d’incertitude : technique, organisationnelle, politique ou temporelle.
Pour se rassurer, les organisations multiplient souvent les dispositifs de pilotage : indicateurs, jalons, comités, plans de risques.
Ces dispositifs donnent une impression de maîtrise, sans toujours améliorer la capacité réelle à décider.
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Ce qui se joue réellement
Lorsque l’incertitude est traitée comme un problème à éliminer plutôt qu’un phénomène à gérer, le pilotage se transforme en pilotage formel. Les risques sont identifiés, documentés, suivis, mais rarement arbitrés. Le projet avance sous contrainte de reporting, tandis que les décisions structurantes sont différées. Ce faux pilotage masque l’incertitude au lieu de la rendre discutable.
Ce que cela change pour les chefs de projet
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Le chef de projet se retrouve pris entre deux injonctions :
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afficher une maîtrise formelle,
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tout en gérant une incertitude réelle non traitée collectivement.
Il devient responsable de la cohérence du projet, sans disposer des leviers nécessaires pour arbitrer les zones d’incertitude structurantes.
En synthèse
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Piloter un projet complexe ne consiste pas à réduire l’incertitude par des outils, mais à organiser les arbitrages qu’elle rend nécessaires.
Lorsque le pilotage sert à éviter la décision, il fragilise la trajectoire du projet.
→ Lien possible vers la page N3 « Quand décider : le coût du retard décisionnel »
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Aller plus loin :
La Minute Management : il existe plusieurs niveaux de pilotage des projets
Sortons de la gestion DE projet pour entrer dans la gestion PAR projets
Pourquoi les comités de pilotage projet déraillent ?



