Piloter un projet complexe
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Pourquoi la complexité se gère rarement par le pilotage classique.
Comprendre le problème
Les projets complexes mobilisent des acteurs multiples, des objectifs évolutifs et des environnements incertains. Face à cette complexité, les organisations renforcent souvent les dispositifs de contrôle, ce qui produit l’effet inverse.
La complexité ne disparaît pas : elle est déplacée vers les acteurs opérationnels.
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Mécanismes de fragilisation du pilotage
Le pilotage de projet repose souvent sur des outils éprouvés : planning, budget, jalons, indicateurs d’avancement. Ces dispositifs fonctionnent relativement bien dans des environnements stables. Ils deviennent insuffisants dès que le projet s’inscrit dans un contexte complexe, incertain ou fortement politisé.
La complexité du projet ne tient pas seulement à sa taille ou à sa technicité, mais à la multiplicité des parties prenantes impliquées, aux intérêts divergents et aux décisions différées. Les arbitrages non réalisés en amont sont reportés sur le projet, qui devient un espace de compensation organisationnelle.
Les indicateurs de pilotage peuvent alors masquer les signaux faibles : un projet peut être “au vert” tout en accumulant des tensions relationnelles, des dépendances critiques ou des décisions en suspens. La coordination transverse, souvent sans autorité hiérarchique, ajoute une couche supplémentaire de fragilité.
L’échec du pilotage classique ne résulte donc pas d’un manque de méthode, mais d’un décalage entre les outils utilisés et la nature réelle des enjeux à traiter. Piloter un projet complexe suppose de gérer des dynamiques organisationnelles autant que des livrables.
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Ce que cela implique pour le pilotage
Piloter un projet complexe suppose de reconnaître l’incertitude, de clarifier les arbitrages possibles et d’organiser la coopération plutôt que de la prescrire.
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